Soigner la scarlatine

Soigner la scarlatine

La scarlatine est une maladie infantile qui est le plus souvent bénigne, mais qui en revanche est très contagieuse. Bien que les enfants soient les plus concernés, il arrive que les adultes soient également touchés. L’infection peut parfaitement être soignée avec un traitement adapté et les complications évitées. Voici alors pour en savoir plus sur la scarlatine.

La scarlatine, c’est quoi ?

Il s’agit d’une infection bactérienne due à un streptocoque du groupe A. Transmise par l’inhalation de gouttelettes de salive comme les éternuements par exemple, et aussi par les contacts avec les objets contaminés, le niveau de contagion de la scarlatine est élevé. Les personnes infectées sont contagieuses à partir du moment où le streptocoque a envahi leur pharynx et ce, même en l’absence de symptômes.

Qui sont atteints par cette infection bactérienne ?

Elle apparait surtout quand il fait froid et le plus souvent, chez les enfants en âge d’aller à l’école, soit ceux âgés de 5 à 10 ans. Les petits de moins de 2 ans sont moins concernés car ils profitent encore des anticorps de leur maman. Quant à ceux âgés de plus de 10 ans, la plupart auront développé leurs propres défenses immunitaires qui les protègeront toute leur vie. Rares sont les adultes atteints par la scarlatine. Il s’agit surtout de ceux qui, étant petits, n’ont pas été en contact avec l’infection.

Quels sont les symptômes de la scarlatine ?

La scarlatine a une durée d’incubation de 2 à 5 jours. Durant cette période, le malade ne montre pas de symptômes particuliers. Après la période d’incubation, les principaux symptômes apparaissent. Une grosse fièvre subite de plus de 38,5°C, des frissons et un mal de gorge intense accompagné de difficultés à avaler. Avec cette angine, le médecin constatera que la gorge est rouge et enflammée. Les amygdales sont aussi tuméfiées et les ganglions du cou sont gonflés. Souvent, à ces symptômes s’ajouteront des maux de tête, des troubles digestifs tels que nausées et vomissements. Des douleurs abdominales ou encore une grosse fatigue sont également possibles.

Quels sont les signes qui doivent interpeller ?

Souvent confondue avec une angine traditionnelle, l’apparition d’une éruption cutanée impressionnante doit toutefois poser des questions essentielles sur la maladie. En effet, 48h après le début de l’angine, des plaques rouges parsemées de boutons encore plus rouges apparaissent sur le thorax du malade, sur ses mains et ses pieds, dans les plis du genou, des aisselles, de l’aine et du coude, et également sur le visage. A noter que cette éruption est parfois irritante car elle provoque des démangeaisons. Après une semaine environ, cette manifestation cutanée se calme pour être remplacée par une desquamation de la peau qui commence à partir des extrémités. L’aspect naturel de la peau ne redeviendra normal qu’au bout d’un mois.

En plus d’être envahit par des boutons rouges, le malade présente aussi ce qu’on appelle une « langue framboise ». Caractéristique de la scarlatine, ce signe se manifeste par une langue d’abord blanche, qui devient progressivement rouge en formant un V lingual vers le centre. Si la consultation a tardé, le médecin reconnait immédiatement la scarlatine à ce stade. A partir du sixième jour, la langue est très rouge et les papilles semblent à vif. Elle prend alors un aspect rugueux qui rappelle l’apparence d’une framboise, d’où son appellation. Après 7 à 14 jours, la langue redevient normale.  

Quel est le traitement de la scarlatine ?

Comme il s’agit d’une infection bactérienne, le traitement de la scarlatine se fera par antibiotiques. Le médecin les prescrira afin de réduire les symptômes de la maladie. Un traitement adapté de l’angine et de la fièvre ramènera à 2 ou 3 jours la durée de la scarlatine contre une dizaine de jours sans prise de traitement. En parallèle, une éviction scolaire est indispensable pour éviter la propagation de la maladie.

Enfin, si l’on pensait que cette maladie infantile avait tendance à pratiquement disparaître ces dernières années, des alertes régulières apparaissent encore dans le monde, notamment au Royaume Uni et en Asie. Des chercheurs de l’Université du Queensland en Australie ont même trouvé des modifications génétiques de la bactérie à l’origine de la scarlatine qui expliquent certaines résistances à la tétracycline, à l’érythromycine et à la clindamycine.